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Chasses princières dans l'Europe de la Renaissance: Actes du colloque de Chambord (1er et 2 octobre 2004)

Chasses princières dans l'Europe de la Renaissance: Actes du colloque de Chambord (1er et 2 octobre 2004)

Prix habituel $112.00
Prix habituel Prix soldé $112.00
En Promotion Épuisé
Taxes incluses.

Auteur: Anthenaise, Claude d'

Marque: Actes Sud

Contraignant: Broché

Nombre de pages: 406

Date de sortie: 29-08-2007

Détails: Présentation de l'éditeur FONDATION DE LA MAISON DE LA CHASSE ET DE LA NATURE CENTRE ANDRÉ CHASTEL CENTRE D'ÉTUDES SUPÉRIEURES DE LA RENAISSANCE Au XVIe siècle, la chasse n'est pas seulement un "passe-temps" de la noblesse associant diverses techniques de prédation à des rites répertoriés ou non dans des traités. Elle tient une place considérable dans les institutions, le droit, la gestion de la forêt et de ses percements, la transformation des paysages, la création de réserves et de parcs, la construction des casini di caccia, hunting lodges, Jagd-schlösser et autres pavillons de chasse. Elle est aussi présente dans l'ornement des demeures et inspire peintres et poètes. Car la chasse, profondément intégrée à la société de cour, touche directement à l'image du prince de la Renaissance - une image de bravoure, de puissance et de magnificence. Aussi devient-elle un instrument de la mise en scène monarchique. Tous l'ont compris, de Henri VIII d'Angleterre à Frédéric de Gonzague de Mantoue en passant par François Ier et Charles Quint. Pourtant, les usages cynégétiques restent essentiellement liés à des traditions portées par la diversité des climats, de la faune, de la couverture forestière, de la propriété foncière. Dans le domaine de la chasse, on ne peut parler d'une "Europe des cours". Les efforts de François Ier pour imposer la vénerie du cerf comme un art chevaleresque et savant ne rencontrent guère d'écho hors du royaume : c'est plutôt l'exemple de Nemrod et de ses monstrueux massacres qui règle l'attitude dominatrice des princes sur le monde animal. Une attitude dénuée de toute forme de compassion, qui n'a pourtant rien d'incompatible, quoi qu'on pense, avec une profonde attirance pour la nature sauvage, comme tendent à le prouver les toits en terrasse de Chambord, Mariemont ou Hardwick Hall, les premières allées en étoile percées dans la basse forêt de Coucy, les aménagements paysagers des barchi transalpins ou la faune peinte sur les murs du château bavarois de Grünau. Extrait UN PORTRAIT DU "PERE DES VENEURS" UNA REGIA PRESENZA Les textes qui suivent permettent de mesurer l'importance du rôle de François Ier, tant sur le droit de chasse que sur l'économie forestière, l'évolution des techniques cynégétiques ou encore l'établissement de parcs et de résidences petites ou grandes, voire grandioses à l'image de Chambord. En guise de prologue à cet ouvrage, j'aimerais esquisser un portrait de celui qui, selon Guillaume Budé, a "élevé la vénerie au plus haut de sa perfection" et que Jacques du Fouilloux a surnommé en conséquence le "père des veneurs". Les portraits littéraires de François Ier brossés par ses contemporains - et en premier lieu par les diplomates étrangers, véritables chroniqueurs de la cour des derniers Valois - sont exceptionnels par leur nombre, et l'on ne trouve rien de comparable pour aucun autre roi de France avant Louis XIV. Ils sont aussi exceptionnellement flatteurs, même sous la plume volontiers acidulée des ambassadeurs de Henri VIII d'Angleterre. Pourquoi cet engouement pour le roi de France dans une correspondance qui ne passe pas sous ses yeux et où toute flatterie est inutile ? D'abord parce qu'en dépit de son long nez et de mollets jugés trop maigres - et même de pieds plats si l'on en croit le Gallois Ellis Griffith - Sua Maestà Christianissima impressionne physiquement par sa prestance (ill. 1), sa très haute taille (1,98 mètre), sa largeur d'épaules hors du commun, ses vêtements somptueux et, plus généralement, par le luxe inouï qui l'environne : Le roi, qui a cinquante-deux ans, est d'un aspect si royal, que sans savoir par ailleurs qui est le roi et sans avoir vu son portrait tout étranger en le voyant dirait instinctivement : "Voilà le roi." Il y a dans tous les mouvements de son corps une gravité et une grandeur si imposantes que, selon moi, aucun autre prince de nos jours ne l'égale ni ne le surpasse. Mais cet indéniable charisme tient aussi à sa personnalité. A la di

EAN: 9782742766437

Dimensions du colis: 9.4 x 5.1 x 1.3 inches

Les langues: Français

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